Soudain, ce mot si fréquent que vous êtes sur le point d'écrire vous plonge dans le doute : s'écrit-il comme cela ? Peut-on l'employer dans ce contexte ? L'accord du participe passé est-il juste ? La tournure de phrase est-elle bonne ? Et la ponctuation ? Rapidement, le doute s'étend, du mot à la phrase, de la phrase à l'ensemble du travail... Vous connaissez cela ? peut-être est-il temps de vous faire relire par un oeil extérieur.

 

Écriture romanesque et temporalité : un jeu complexe de contractions et de dilatations (05/09/21)

Voici ce qu’il nous est parfois donné de lire :

Il s’approcha à pas de loup, posa doucement sa main sur la poignée en ivoire sculpté de la porte. Il était 10 h 15 environ, mais il savait qu’Anna dormait sans doute encore. Il ne voulait surtout pas la réveiller brusquement. Il appuya aussi délicatement qu’il le put pour que le pêne ne fît aucun bruit en quittant son logement mal ajusté dans l’ancienne gâche ̶ serrure antique qu’il se promettait de changer depuis des années, mais empêché depuis tout ce temps par son tempérament procrastinateur. Lorsque le battant s’entrouvrit, il se glissa comme un chat dans le rai de lumière qu’avait provoqué l’entrebâillement de la porte qu’il referma derrière lui avec la même précaution. Avec la même prudence, évitant les lattes du vieux plancher de chêne qu’il savait grincer du fait de l’incurvation due au temps des lambourdes qui les soutenaient, et enfin, put apercevoir le visage paisible d’Anna dans le demi-jour qui filtrait des lattes des volets couleur lavande. Il s’assit au pied du lit et approcha son visage de celui de la belle dormeuse. Posant sa main sur sa chevelure éparse, il lui glissa à l’oreille avec toute la tendresse dont il était capable. « Anna, il est 10 h 15, si tu veux que nous allions découvrir les terres dont je t’ai parlé et cette grange si pleine de charme, il faudrait que tu penses à prendre ton petit déjeuner. Veux-tu que je t’apporte ton café et des tartines à la confiture d’orange ?

- hum, répondit-elle, encore saisie par l’étreinte du sommeil et de l’hydromel dont elle avait quelque peu abusé la veille, je préférerais de la confiture d’abricot ce matin, et s’il te plaît, juste un peu de lait dans le café. Merci, mon grand, tu es un amour. »


15 lignes pour que Patrick-Antoine demande à Claire-Anaïs de prendre son p’tit dej sans quoi ils n’auront pas le temps de visiter le domaine dont il vient d’hériter (le veinard). Non mais ! Passez-moi la tronçonneuse, vite ! Remarquez : le temps que vous mettez à lire la scène correspond à peu de chose près à sa durée. C’est un ratio 1/1, du temps réel en somme. Mais si le roman se déroule sur 1 ans, vous allez devoir noircir quelques centaines de milliers de pages à ce rythme. C’est un choix que vous pouvez faire en tant qu’écrivain…, ou pas ! Vous appuyez le tact et la délicatesse de Patrick-Antoine. On a compris, il ne va pas brusquer Claire-Anaïs, même s’il a des arrière-pensées pour la visite d’une grange à l’heure de la sieste tout au bout du domaine… Mais ça, je ne vous le raconterai pas (inutile d'insister).
Cette dilatation du temps du récit ne vaut que si elle fait sens. Mais, si l’épicentre de cet épisode se situe plutôt dans la rencontre fortuite avec des braconniers qui vont enlever Claire-Anaïs après la sieste tendre des amoureux dans la paille, juste à la fin du chapitre, on peut se demander quel est l’intérêt d’une description aussi minutieuse du déroulé d’une action aussi infime et banale que l’ouverture d’une porte ?

Pourquoi ne pas plutôt écrire ici :
Patrick-Antoine, quelque peu impatient fit néanmoins son possible pour réveiller Claire-Anaïs en douceur. Encore sous l’effet de l’ivresse de la veille, elle comprit qu’elle avait peut-être un peu trop traîné, surtout s’ils voulaient faire le tour du domaine avant que le soleil n’écrase leur élan. Peut-être parviendraient-ils jusqu’à cette grange charmante dont il lui avait tant parlé avant le zénith brûlant ?  Elle avala sans plus attendre son café et ses tartines

Ou encore :
Réveiller Claire-Anaïs n’avait pas été simple. Patrick-Antoine avait fait son possible pour ne pas la brusquer, mais leur désir commun d’explorer cette grange ancienne tout au bout du domaine l’avait finalement incitée à engloutir son petit déjeuner et à se hâter de suivre son guide avant qu’il ne fasse trop chaud pour avoir envie de marcher.”

Ou bien encore :
Claire-Anaïs, il est 10 h 15 !” murmura Patrick-Antoine en entrebâillant la porte et en s’efforçant de ne pas montrer son agacement. Elle s’était étirée comme un chat lascif, ce qui lui laissa augurer le pire tout en l'attendrissant, mais elle s’était finalement rapidement préparée, si bien qu’ils purent arriver à la grange du bout du domaine avant midi. "


Voilà, on pourrait décliner la scène à l’infini en appuyant sur le tact de Patrick-Antoine, le désir réciproque des protagonistes, sur le ressenti de l’un ou l’autre, sur l’ambiance lourde d’un jour de canicule, etc. Nous voulons seulement vous montrer comment une même action au travers d’un jeu de contractions dilatations change du tout au tout votre récit. Récit dont vous êtes le seul maître. N’oubliez pas que seuls vos personnages se plieront à toutes vos fantaisies. On peut y ajouter de l’humour en décalant les intentions des deux personnages, en introduisant des ambiguïtés et des double-sens dans les dialogues, etc. Tout cela change radicalement l’impression que procure la scène.
C’est un des fondements de la réécriture d’un roman. Si ce type de modifications reste ponctuel à l’échelle du texte dans son ensemble, on parlera plutôt de correction approfondie.
Nous nous efforcerons de comprendre plus en profondeur l’enjeu de cette maîtrise du temps dans un prochain article !

 

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Relecture et correction d’un roman (suite) : nous vous expliquons pourquoi il est nécesaire de relire lentement et de prendre son temps pour corriger. (21/08/21)

Oh ! combien de plumitifs, combien d’écrivaines
Qui sont partis joyeux pour une parution prochaine,
Dans ce morrne horizon se sont évanouis !
Combien ont disparu, dure et triste fortune !
Dans une édition sans fond(.s), vers une vie sans thune,
Sous une pile de manuscrits à jamais enfouis !

Excusez-nous ce mauvais pastiche de Maître Hugo, mais aussi d’enfoncer le clou. Cependant, nous allons encore argumenter en faveur de la lenteur. Certains correcteurs se vantent de maîtriser la lecture rapide. Grand bien leur fasse. Vous connaissez le mot de Woody Allen à ce propos ? « J’ai pris un cours de lecture rapide et j’ai pu lire “Guerre et Paix” en vingt minutes. Ça parle de la Russie. »

Eh oui, comme disent les traders de Wall Street « No free lunch » : autrement dit, on n’a rien sans rien et si quelque chose paraît trop beau pour être vrai, soyez assuré que c’est faux et que le pigeon, c’est vous ! Nous pourrions relire et corriger votre roman de 500 pages en deux ou trois jours. Oui ! Pourquoi pas ? Un peu de Modafinil et hop, c’est parti pour deux nuits sans dormir ! Vous payerez un supplément conséquent (nous parlons de nos concurrents) mais au final, votre manuscrit attendra avec ses petits frères pendant 3 mois sur le bureau d’un lecteur d’édition avec une probabilité de 99,7 % de passer à la trappe et d’autant plus grande qu’il aura été relu « vite ». Cela valait-il vraiment la peine de payer un supplément « service express » ? Non bien sûr.

Mais la raison principale pour laquelle le relecteur, le correcteur qui a carte blanche pour faire à l’auteur des suggestions de reformulations et de réécriture est autre. Chaque écriture est portée par une dynamique propre. Le lecteur qui corrige met un peu de temps à s’y habituer. S’y veut être efficace, s’il veut que ses conseils littéraires aient une portée réelle, il ne doit jamais s’habituer complètement au style de l’auteur qu’il relit. S’habituer à un style, c’est bien quand on lit pour soi un roman. Quand il s'agit d'un travail rémunéré pour le compte d’un auteur ou d’un éditeur, c’est l’inefficience assurée !

Certes, il importe de respecter les spécificités du style de chacun, mais à trop s’habituer, on ne suggère plus rien d’intéressant. L’efficacité en matière de relecture de roman repose donc sur plusieurs piliers et nous procédons comme suit :

1/ Un survol rapide d’environ 10 à 20 % du texte avec quelques prises de notes pour garder trace de cette première impression.

2/ Une lecture d’une première dizaine de pages (en relisant deux à trois fois chaque page) pendant une heure environ en testant différents niveaux de profondeur dans le remaniement des phrases (au-delà des erreurs d’orthographe).

3/ La mise en place d’un rythme de croisière qui permet d’établir un échéancier auquel on se tient toujours.

4/ Afin de s’assurer de toujours garder un œil neuf sur le texte, on se force à ne jamais relire/corriger/réécrire plus de 20 pages d’un coup. L’artisanat ne doit pas tendre vers des logiques industrielles sauf à y perdre son âme !

Ce que nous écrivons ci-dessus ne vaut que pour les romans (pas pour les mémoires ou les thèses). Par ailleurs, dans l’optique d’une simple évaluation de votre roman (chances de se faire éditer en l’état) si nous commençons là encore par un survol rapide du premier chapitre (en évaluant sur une échelle professionnelle l’attrait que suscite l’incipit et le pouvoir de captation des premières pages pour emmener le lecteur plus loin dans le texte). Nous lirons environ 2 lots de 20 pages prises au hasard et ainsi que les 5 dernières pages. (Voir page services pour bénéficier de ce type de relecture et comptez 1h de service à régler pour 50 pages de texte envoyées au format 1500 signes/espaces). Cette évaluation fera l’objet d’un compte-rendu d’une page environ et il vous sera proposé soit une relecture avec suggestions de réécriture et remaniements du texte, soit une correction approfondie, soit une correction simple, soit... rien du tout et dans ce cas nous vous féliciterons pour votre talent). Mais autant vous le dire, nous sommes très exigeants, et c’est pour votre bien, soyez-en sûr ! au-delà du respect dû aux auteurs (être exigeant est une manière de montrer qu’on prend votre projet au sérieux), cette exigence est peut-être à mettre sur le compte de nos nombreuses années d'enseignement en tant qu'universitaire...

 

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Relecture et correction d’un roman : analyse chronologique d’une expertise éditoriale, puis de la correction approfondie faisant suite. 14/08/21


Vous le savez déjà, notre credo c’est d’y aller lentement ! Combien de fois recevons-nous des romans dont l’encre est à peine sèche, mais où tout est à revoir ? Très souvent… trop souvent !
Certains correcteurs. trices vous expliqueront que votre roman doit être impeccable du point de vue de sa présentation, de son orthographe, etc., et de vous attaquer ensuite au fond. Grave erreur et contresens complet quant aux attendus d’une correction approfondie de roman selon nos valeurs. Contresens complet également si votre objectif est de publier votre roman. Pourquoi ? Si votre texte ne tient pas la route, il aura beau avoir une orthographe parfaite et des phrases inattaquables du point de vue syntaxique, il n’en sera pas moins refusé par les éditeurs. Aussi, la priorité dans l’optique d’une publication doit porter avant tout sur le fond. Inutile de passer des heures sur l’orthographe tant que la structure même du roman reste bancale. Rien de plus déprimant que de corriger un texte dont on sait qu’en l’état ses chances de publication sont inférieures à 0,001% ! Commenceriez-vous à peindre les murs de votre salon avant même que le toit de votre maison ait été posé ? L’orthographe a certes son importance, mais chaque chose en son temps.
Revenons à notre chronologie. Nous ne voulons vous faire perdre ni temps ni argent. Aussi, lorsqu’une première expertise du manuscrit met en évidence que votre roman ou récit n’est pas publiable en raison de problèmes structurels (organisation du récit, incohérences d’ensemble ou localisées, clichés, etc.) nous vous suggérerons soit de le réécrire vous-même sur la base d’une liste de conseils (c’est la solution la moins onéreuse pour vous) soit de nous confier ces remaniements. Ce n’est que lorsque vous aurez accepté et réalisé (ou fait réaliser) ces choix qu’il sera temps de s’intéresser de plus près à la langue (syntaxe, orthographe). En dernier lieu, à la mise en page et au choix des éditeurs à prospecter selon un ordre conseillé par nous.
Une exception toutefois, valant surtout pour les écrivains aguerris : la mise en phase a priori du manuscrit avec la collection à laquelle l’auteur la destine chez un éditeur donné. Mais cela suppose de savoir précisément où l’on va dès les premières pages.  Nous vous en dirons plus sur le sujet dans un prochain article.

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Si l’éditeur médite, ça ne veut pas dire qu’il vous édite… (08/08/21)

Vous avez finalisé votre manuscrit. C’est un roman. Ça ne parle pas de vous et l’histoire (passionnante) ne ressemble à aucune autre malgré des clins d'oeil subtils à votre auteur ou autrice préférée. Vous êtes entièrement sous le charme de vos personnages. Leurs réparties vous font rire ou vous émeuvent aux larmes lorsque vous les relisez (assez rarement, puisque vous êtes content de vous). Les scènes vous paraissent s’enchaîner à un rythme parfait. Les rebondissements rebondissent bien, ils vont certainement scotcher le lecteur au plafond, la preuve, ça marche avec vous ! Quant à la fin, qu'en dire ? Elle est totalement inattendue et se situe à une hauteur imaginative que vous ne pensiez pas pouvoir atteindre quelques semaines auparavant seulement.
Vous filez chez le photocopieur du coin qui ajoute à vos 327 pages une jolie reliure crème. c'est beau, ça fait bien ressortir le titre, et votre nom, en majesté. Ne reste plus qu’à adresser l’œuvre parachevée aux éditeurs. Les vrais, les grands..., ceux qui envoient leurs écrivains chez Busnel, plouf, comme ça, d'un coup de fil. Puis, la soirée, après l'enregistrement de l'émission, se prolongera sans doute chez Delphine de Vigan qui vous préparera le thé et vous servira des petits gâteaux en s'enquérant de l'origine de vos talents. Ah ! Vous en rêvez... Pourquoi attendre ? Allez, hop ! On poste à Gallimard (qui l’attend avec impatience, ce manuscrit : normal, ils n’en reçoivent que 12 000 par an !) Seuil (tout autant), Grasset (non moins), Albin Michel, Flammarion, Fayard, Stock, Minuit même..., et quelques autres. Et puis le temps passe… Vous remarquerez d'ailleurs à quel point il ne passe pas vite dans ces moments-là. Enfin, une réponse, la première ! Bon, c’est refusé, mais quand même, on vous encourage à continuer, le problème n’est pas si grave, c’est juste que « votre ouvrage Le chant du rossignol égorgé a attiré toute notre attention, mais n’entre malheureusement pas dans le cadre de nos collections ». Veuillez agréer, etc.  Bah ! un refus ? Qu’importe, ils le regretteront quand leurs concurrents vous placeront en devanture de toutes les librairies françaises et francophones. Puis vient le second refus. Il ressemble étrangement au premier ; le troisième, quasiment identique, et rapidement tous les autres, rédigés en des termes presque similaires.

Vous êtes furieu.x .se ! Vous commencez à croire la nièce de votre belle-soeur qui a fait un stage d'un mois chez un éditeur de manuels scolaires. Elle en connait un rayon, la gamine ! Elle vous avait prévenu.e : l’édition est un milieu totalement factice et bidonné où seuls sont édité.e.s des fils/filles à papa, des « pistonné.e.s » en somme. Ce n'est pas pas vrai, mais cela vous soulagera de le croire ! Bref, vous êtes terriblement frustré.e.  

Alors, ce manuscrit, si vous nous l’adressiez pour que nous le regardions d’un peu plus près, qu’allons-nous y voir ?
Premièrement, il souffre selon toute évidence d’un problème temporel et d’un manque de recul. Vous êtes allé.e trop vite pour finir les choses. Ce n’est pas après avoir mis le point final qu’on va faire les tirages ! Votre roman a un point commun avec la pâte à gâteau : la nécessité de reposer. Deux heures pour le moelleux au chocolat, deux mois pour le roman. Oui, vous avez bien lu : DEUX MOIS (2x30 jours) ! Pendant ces deux mois, vous faites des gâteaux (n’oubliez pas de laisser reposer la pâte 2h), vous allez au boulot, sans réfléchir du matin au soir à vos futures interviews, bref, vous redescendez sur Terre. Puis, deux mois après votre atterrissage, vous rouvrez votre tiroir (ou votre fichier informatique) et vous relisez méticuleusement votre texte. Et là, vous vous dîtes : "Ah, tiens ?  C’est un peu tiré par les cheveux cet enchaînement, non ? Et puis là, cette scène, n’arrive-t-elle pas comme un cheveu sur la soupe ? La rencontre de Jean-Kevin et de Marie-Pamela n’est-elle pas quelque peu cousue de fil blanc ? Et cette scène érotique, là, en plein milieu de l’action ? Quoi ? Elle met deux pages à enlever sa culotte ? Ne pourrait-elle pas aller un peu plus vite sans passer pour autant pour une « fille facile »  ? Et puis, est-ce si intéressant de raconter leur première nuit d’amour dans les toilettes de la gare de Lyon par le détail ? Bof…  Certes, ça peut constituer un traumatisme originel original pour leur descendance conçue en ces lieux." Ajoutons-y les quelques dizaines de phrases bancales (normal, vous étiez si pressé.e de le mettre ce point final), les quelques centaines de petits problèmes d’orthographe (ça n’a jamais été votre point fort), une mise en page trop dense (pour économiser sur les tirages) et une police de caractères exotique, et là, vous vous rendez compte que votre roman était d’avance condamné à culminer en haut de la pile des refusés, sans appel, sans état d’âme.
Sauf si vous avez ette prise de conscience salutaire : seul.e, ou avec notre aide...


Cela étant, ça ne veut pas dire que votre texte est dépourvu de valeur, qu’il ne mérite pas d’être publié. La chirurgie esthétique fait parfois des miracles, la réécriture et le conseil éditorial aussi. Mais pour gagner du temps et économiser de l’argent, paradoxalement, mieux vaut commencer par nous adresser votre manuscrit, non pas à chaud, mais après que vous l’aurez laissé reposer quelques semaines… Et là, nous pourrons l’expertiser en vue de sa publication et parler plus sereinement de conseil littéraire et de conseil éditorial pour optimiser vos chances d'être publié.e.
.

 

Orthographe : faites-vous des fautes ou des erreurs ? (03/08/2021)

Cette réflexion paraîtra superflue à certains, mais nous sommes convaincus qu’elle revêt une importance cruciale, car elle ouvre sur des perspectives positives et optimistes.
Depuis que vous vous êtes enfant, on vous accable à l’école, au collège, au lycée puis à l’université en vous renvoyant avec fort peu de tact votre orthographe réputée « fautive ». Vous seriez donc quelqu’un qui « commet » des fautes d’orthographe. Que recèle cette idée
 ?
1/ que vous commettez des fautes. Or, être fautif, tout le monde le sait, c’est mal !
2/ que vous êtes intrinsèquement mauvais (en orthographe s'entend) mais peut-être aussi, mauvais tout simplement (avec altération de l'estime de soi)
3/ qu’en tant que « fautif » vous vous complaisez probablement dans votre vie criminelle sur le plan orthographique !

Si en revanche, on considère, comme nous le faisons, qu’une orthographe non conforme aux règles en vigueur (qui par ailleurs évoluent), relève de l’erreur et non de la faute, cela a de tout autres implications :
1/ vous ignorez certaines règles parfois complexes et, disons-le, pour certaines, tirées par les cheveux ! Vous ne pouvez pas être expert dans tous les domaines.
2/ il est possible de remédier à cette méconnaissance par l’apprentissage. Tout le monde peut progresser, c'est le principe même de l'éducabilité. De fait, vos erreurs ne sont que temporaires et ne vous caractérisent pas en tant que personne. Elles ne permettent en rien de porter sur vous un jugement de valeur. Jamais nous ne le ferons !
3/ vous n’avez pas à avoir honte de vos erreurs pour autant que vous cherchez à comprendre et améliorer cet aspect problématique de vos écrits.

Autrement dit, la question d’une orthographe conforme ou non aux règles qui la régissent ne relève en aucune manière du domaine de la morale, du bien ou du mal, mais de ceux de la connaissance et de l'apprentissage.

Pourquoi est-il préférable d'éviter de parler de « faute » d'orthographe, surtout quand on s'adresse à des enfants ? parce que, commettre une faute, d'une manière générale, est quelque chose de moralement répréhensible (d’où la honte que certains éprouvent face à leur orthographe défaillante, des années après leur scolarité parfois, hélas). Les problèmes d'orthographe peuvent être surmontés et ne présagent en rien de votre réussite future en tant qu'écrivain, voyez l'exemple de Daniel Pennac dans cette magnifique interview et vous comprendrez que les ressorts de la réussite littéraires sont beaucoup subtils et se jouent au-delà des rouages grossiers (sinon grotesques) de "l'excellence"scolaire !

En revanche, l’erreur relève du processus normal d’apprentissage. Lorsqu’on apprend à faire du pain, à conduire, à tailler des arbres, etc., on commet tous des erreurs, pas des fautes. La faute supposerait que l'action soit guidée par une intention malicieuse (« tiens, je ne vais pas accorder cet adjectif, car je suis un être foncièrement mauvais ») !
Distinguer la faute de l’erreur est l’un des fondements de la didactique contemporaine et le comprendre vous ouvre des horizons
de progrès insoupçonnés. Alors, ne vous laissez pas enfermer dans l’idée absurde que vous faites de fautes, ce sera un grand pas en faveur votre propre estime. Cela vous permettra également de régler ce problème mineur de votre vie quotidienne, même si, dans certaines circonstances (rédaction d’un mémoire, d’une thèse, ou publication d’un roman) il peut s’avérer utile de recourir à nos conseils.

 

Articles originaux sur l'écriture, l'édition et le conseil éditorial qui peuvent vous intéresser...

 

Vous cherchez des spécialistes en mesure de prendre en charge la relecture et la correction du roman que vous allez publier, voire, sa réécriture ? Forts de plus de quinze années d'expérience dans la correction et la réécriture de divers écrits, nous vous épaulerons dans cette étape fastidieuse mais indispensable.

Nous réaliserons également la correction de votre thèse avant sa soutenance, de votre mémoire de recherche, de votre mémoire professionnel ou de VAE. En ligne depuis 2007, nous avons accumulé une grande expérience et des savoir-faire uniques ! Par ailleurs, notre expertise nous permet de vous proposer un service personnalisé de conseil littéraire et d'aide à la publication auprès d'éditeurs bien diffusés. Des écrivans publiés font régulièrement appel à nous pour des prestations allant du conseil au B.A.T. (bon à tirer).

Attention ! N'envoyez pas vos manuscrits aux éditeurs sans avoir préalablement mis sur pied une stratégie. Nous pouvons vous y aider ! Le processus éditorial est complexe, la pression est forte, alors ne ratez pas la première marche !

 

 

Artisans du mot© mentions légales et cgv contact@correction-reecriture.fr

Une fois la maîtrise de la langue retrouvée, il vous reste à placer votre manuscrit auprès d'un éditeur.

C'est un moment difficile. Notre connaissance des exigences de l'univers de l'édition, en tant que professionnels du livre, nous place en position idéale pour vous conseiller dans le choix d'un éditeur et pour vous aider à répondre à un certain nombres d'attentes qui ne s'improvisent pas !

Si votre manuscrit est finalisé, vous pouvez d'ores et déjà solliciter notre aide en commandant "travaux divers", tout au bas de notre page de commande.

Attention ! Nous n'acceptons ce type de commande qu'après avoir parcouru le manuscrit. Si celui-ci ne nous semble pas d'emblée éditable, il faudra le réécrire (ou faire réécrire) partiellement. En effet, rien ne sert d'envoyer un manuscrit qui est en-deça des attentes minimales des éditeurs. L'édition est un monde sans état d'âme !

Mais rassurez-vous, là encore, bien sûr, nous pourrons vous aider afin de finaliser votre projet de publication : roman, récit, essai ou thèse...

Ne perdez pas de vue que :

Si vous avez des ambitions littéraires et si vous souhaitez publier votre roman, Le style et la maîtrise de la langue forment un volet aussi essentiel que le récit en soi. Si, en plus, les problèmes liés à l'orthographe sont trop nombreux, le couperet du refus tombera fatalement sur votre manuscrit.

Il serait dommage de refermer ainsi le grand livre de votre élan littéraire, simplement parce que votre texte, sans être moins bon qu'un autre - publié, lui - n'est pas irréprochable. Cela vaut tout autant pour un roman qu'un essai tiré de votre thèse.

Mais il n'est pas facile de toujours avoir conscience de la construction logique de sa phrase, de la valeur exacte et du poids précis de ses ingrédients sémantiques et syntaxiques.
La conjonction de ces deux éléments, orthographe et langue, fonde la vocation des  Artisans des mots, son cœur de métier, regroupant les fonctions de correcteur, réviseur, mais aussi rédacteur…

 

 

 

 

Correction de votre texte

(roman, mémoire, thèse, VAE, rapport de stage, etc.) Outre la réécriture partielle (reformulation des phrases lorsque cela s'avère nécessaire) nous vous proposons deux types de correction : correction simple ou approfondie, selon la profondeur de relecture avec laquelle le correcteur abordera votre texte. Dans le cas de la correction approfondie, votre document sera lu deux fois par deux correcteurs différents !

Correction simple (ou relecture) : votre document vous sera rendu débarrassé de ses fautes d'orthographes, coquilles, etc. Votre texte sera alors présentable ! En savoir plus.

Correction approfondie : elle inclut la correction simple (mais le texte sera relu 2 fois par 2 correcteurs) à laquelle s'ajoute le remaniement ponctuel de phrases dont la syntaxe est contestable. En savoir plus.

Réécriture : outre sa correction approfondie, votre document sera partiellement réécrit (de l'ordre de 20% maximum du texte) par nos soins, de manière à le rendre impeccable du point de vue de la langue tout en veillant à la limpidité du style. Les phrases d'origine sont également corrigées. La priorité est ici de maintenir autant que possible l'identité de votre texte. En savoir plus.

NB : seuls les textes dont vous êtes l'auteur peuvent être réécrits (aucune aide au plagiat ne vous sera apportée).

Travaux universitaires au niveau doctoral, post-doctoral, HDR et articles en revues à comité de lecture :

Vous êtes compétent.e et passionné.e par votre domaine de recherche, alors ne prenez pas le risque de décevoir votre jury ou de l'irriter par vos petits soucis d'écriture, qu'il s'agisse de style, de syntaxe ou d'orthographe... Relecture de thèse ou d'articles destinés à des revues qualifiantes AERES à comité de lecture, actes de colloque, communications seront relus avec rigueur.

La correction d'un mémoire de master de recherche en vue de son référencement sur la base DUMAS par exemple est également possible. Nous avons une grande habitude des travaux universitaires et de leurs exigences.

Nous pourrons encore vous proposer, une mise en conformité de votre bibliographie avec les normes en vigueur, notamment la norme APA (American Psychological Association, 7th edition. C'est aujourd'hui la plus répandue dans l'ensemble des travaux de recherche en Sciences humaines : sciences de l'éducation, sociologie, psychologie, ...) ou Chicago Manual of style, etc. Ce sont là des aspects parfois négligés des candidats et ignorés de la majorité des personnes officiant en tant que correcteurs sur le web.

Notre force ? Un titre de Docteur et des connaissances approfondies en Sciences de l'information.

Enfin, nous vous proposerons d'améliorer le style, en lui restituant une clarté et sobriété qui mettront en valeur vos idées.

Conseil éditiorial et littéraire.

Vous avez écrit un roman, mais vous ne savez pas comment faire pour le publier, pour toucher le public, comme vous le souhaiteriez ? L'édition est une jungle, nous allons vous armer pour y survivre et nous fixerons ensemble un plan stratégique pour parvenir à vos fins : être publié et surtout, être lu !

L'écrit comme image de soi :

La distance entre l'image positive que l’on donne de soi au travers d’un écrit impeccablement présenté et une impression plus mitigée peut ne résulter que de quelques maladresses. Parmi ces petites choses qui fondent une différence subtile mais réelle (pour ceux qui ont à choisir entre vous et un autre), le syle arrive loin devant, suivi par l'orthographe. Il suffit de lire par exemple des rapports de jury de concours pour s’en convaincre, mais cela vaut également en entreprise dans un contexte de concurence exacerbée...

 

Ecrit professionnels : pour la conception et la rédaction de tous vos documents professionnels tels que plaquette de présentation de produits ou services, mailing, publirédactionnel, contenu pour votre site, dossier de presse, etc.

Nous avons à notre actif la publication dans la presse quotidienne nationale de plusieurs centaines de publirédactionnels ces dernières années !

Roman, thèse ou mémoire : nous réalisons la correction ou la réécrire de vos manuscrits !